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© CC BY-SA 4.0/Mission numérique de la Gendarmerie nationale
Les grands témoins de la foi
Trèbes (Aude)
Nº 885
23 mars 2018

Arnaud Beltrame : chevalier des temps modernes

Le 24 mars 2018, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame meurt des suites de ses blessures en accomplissant son devoir d’état avec beaucoup de professionnalisme et en sauvant plusieurs vies, en particulier celle de Julie Grand, prise en otage la veille par le terroriste Radouane Lakdim dans le Super U de Trèbes. Convaincu de pouvoir s’en sortir, il prend sa place afin de la sauver. En effet, après une carrière brillante dans les unités d’élite et régulières de la gendarmerie, le futur colonel Beltrame (à titre posthume) pouvait prétendre se mesurer au terroriste. Mais c’est sa passion pour chercher la vérité et servir Dieu du mieux qu’il peut dans ses fonctions qui le détermine particulièrement à accomplir cet acte héroïque du don de lui-même, alors qu’il prévoit de se marier et de fonder une famille.


Les raisons d'y croire

  • Si l’on retrace le cours de la vie d’Arnaud Beltrame, il apparaît clairement qu’il était prédisposé à sauver des vies : il en a les facultés physiques, psychiques et spirituelles. Il en a aussi le désir profond et l’exprime à maintes reprises. Il est à sa place dans son travail, comme s’il répondait à une vocation : « Je ne peux pas être un moine, mais je peux faire naître la lumière du Christ dans ma vie d’homme, officier de gendarmerie » (janvier 2010). « Je veux réussir professionnellement, mais dans l’harmonie du Christ […], je veux commander à la multitude, mais dans le service du Christ » (Noël 2008, à l’abbaye de Timadeuc).

  • Ses nombreuses recherches existentielles – il a essayé beaucoup de choses : reiki, magnétisme, druidisme, chamanisme, franc-maçonnerie, etc. – le laissent chaque fois avec un sentiment d’inachevé. Ce n’est que dans la foi catholique qu’il trouve une paix intérieure et la certitude d’accomplir le bien. On en retrouve plusieurs traces dans ses écrits personnels : « Je recherche le vrai, l’amour et le divin en moi. Je suis sur le bon, le très bon, le vrai chemin. Cette fois ce n’est plus le perfectionniste teinté de Dieu, c’est moi qui cherche Dieu pour me perfectionner dans l’amour », écrit-il en 2008 lorsqu’il fait sa première communion. Il a trente-cinq ans et sort du GIGN.

  • Pendant trois heures, lors de son huis clos en tête-à-tête avec le terroriste, il n’y a ni son ni image. Il est difficile de savoir exactement ce qu’Arnaud a fait et dit le 23 mars 2018 à Trèbes, mais plusieurs indices attestent qu’il a pu tenter de discuter de foi avec son adversaire : son ADN était présent sur un bout de papier trouvé dans la poche du terroriste, où est inscrite en arabe une sourate sur les infidèles. Un gendarme du PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie), présent sur les lieux, rapporte avoir entendu, grâce aux micros collés sur la paroi de la porte de la réserve, un Notre Père et des Je vous salue Marie en réponse aux sourates de la mort récitées par le terroriste. Arnaud Beltrame est connu pour son éloquence et sa foi : il a eu le temps de penser à obtenir le salut de l’âme de son ennemi.

  • Le lieutenant-colonel Beltrame prie face aux forces du mal à l’œuvre, signe d’un homme habité et conscient du combat spirituel qui se joue. Il y est préparé depuis longtemps, par son attachement à la prière du chapelet, qu’il considère comme « l’arme la plus puissante », par la prière des paras à saint Michel Archange ou celle à sainte Geneviève, patronne des gendarmes, qu’il récite souvent, par les sacrements… Quelques jours seulement avant l’attentat, le prêtre qui le préparait au mariage lui avait posé la question de l’attitude à adopter face au terrorisme : l’officier supérieur avait souligné l’importance des moyens humains, mais concluait qu’il fallait surtout « prier saint Michel, car il s’agit avant tout d’un combat spirituel ».

  • En 2008, lors de sa conversion, on lit déjà dans son journal : « J’ai foi en toi et j’attends mon heure qui est ton heure, Seigneur. »

  • Arnaud Beltrame est certes comparable à nos héros morts pour la France, mais, plus encore, il peut être regardé comme une figure de l’« offrande de la vie » – propter caritatem –, telle que l’a définie le pape François en 2017 : « L’offrande héroïque de sa vie, suggérée et soutenue par la charité, exprime une imitation véritable, pleine et exemplaire du Christ. » C’est pourquoi nombreux sont ceux qui demandent sa béatification, tandis que les évêques concernés demeurent attentifs aux fruits et aux grâces attribués à son intercession.

  • Dès l’annonce de sa mort, des manifestations d’émoi et de profonde gratitude s’élèvent en son honneur : plus de cinq cents rues, places ou bâtiments renommés, des statues, un timbre à son effigie, etc. Bien d’autres gestes de reconnaissance sont exprimés à travers toutes les couches sociales de la France et au-delà de nos frontières, dans la presse, par les politiques de tous bords, les journalistes et les écrivains. Ses obsèques à l’église Saint-Michel de Carcassonne, puis l’hommage national aux Invalides, réunissent une foule immense.

  • Tous reconnaissent dans le geste de Beltrame le signe d’une conscience morale éclairée et de la victoire du bien contre le mal. Ces réactions prouvent l’universalité de la valeur suprême du don de sa vie pour une cause qui dépasse ses propres intérêts. La mort d’Arnaud Beltrame, en combattant pour protéger sa patrie et les siens, est le couronnement d’une vie donnée pour les autres et d’une vie de foi : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » ( Jn 15,13 ).

  • Le père Jean-Baptiste Golfier, chanoine de Lagrasse, que les futurs époux avaient choisi pour les préparer au mariage religieux, devenu ami d’Arnaud et qui lui a procuré les derniers sacrements à l’hôpital, est très fréquemment invité dans toute la France pour parler de lui (à ce jour, 25 000 personnes ont entendu sa conférence). Le père Golfier recense de nombreuses conversions, ainsi que des guérisons inexplicables, attribuées à Arnaud et qui lui sont rapportées.

  • L’une de ces conversions concerne l’otage elle-même, Julie Grand, libérée par Beltrame. Sa vie ne sera plus jamais comme avant. Elle témoigne qu’elle était athée et hostile aux catholiques. La réaction du lieutenant-colonel la conduit à se poser la question : « Pourquoi cet homme intelligent s’est-il tourné vers la foi ? » Puis, au terme de trois années difficiles consécutives à l’attentat, alors qu’elle accepte de porter sur elle une médaille miraculeuse qui lui a été offerte, elle se tourne vers l’abbaye de Lagrasse, accueillante et bienfaisante, et embrasse la foi par le baptême, à Pâques 2023.


En savoir plus

Arnaud Beltrame naît le 18 avril 1973 à Étampes, dans l’Essonne. Il est l’aîné d’une fratrie de trois garçons. À vingt-six ans, il sort major de l’École militaire Interarmes (EMIA, au sein des écoles militaires de Saint-Cyr) et, deux ans plus tard, major de l’EOGN (École des officiers de la Gendarmerie nationale, désormais AMGN, Académie militaire de la Gendarmerie nationale). Il est décrit par ses supérieurs comme quelqu’un qui se bat jusqu’au bout et n’abandonne pas.

À trente ans, il compte parmi les 7 candidats sur 80 à être pris pour intégrer l’EPIGN (Escadron parachutiste d’intervention de la Gendarmerie nationale, désormais intégré au GIGN), au sein duquel il part en mission à Bagdad en 2005, dans un contexte extrêmement tendu (en moyenne quatre-vingt attentats par jour). Il y devient capitaine et reçoit d’ailleurs la croix de la Valeur militaire, avec citation à l’ordre de la brigade, notamment pour avoir sauvé une jeune Française menacée d’enlèvement et pour avoir assuré la protection de l’ambassadeur de France. En 2006, il intègre la Garde républicaine et assure la protection du Palais de l’Élysée.

Il la quitte en 2010 et devient commandant de compagnie à Avranches. L’une de ses missions est d’assurer la protection du Mont-Saint-Michel : quel signe pour un parachutiste ! Une mission que Beltrame prend très au sérieux. Même s’il ne fait pas toujours l’unanimité, parce qu’il est exigeant et rappelle régulièrement le caractère militaire de la gendarmerie, « il détonne par sa joie de vivre, son dynamisme, son sourire permanent et l’attention qu’il porte à ses hommes », selon l’adjudant Fabrice Lejeune, et « il faut toujours et absolument être au plus près et au cœur des citoyens », selon les propres mots de Beltrame, recueillis par Ouest France en 2014. Il travaille en collaboration avec la presse dans un désir de transmettre à la population le sentiment que la gendarmerie est là pour les protéger. Dans cet objectif, il fait sienne cette phrase de Bigeard qu’il affectionne : « Dans mon unité, un officier ne dit pas " en avant " mais " suivez-moi " », prenant par la même occasion la mesure de ses responsabilités de chef. Sa rencontre avec Marielle V. et leur mariage civil l’incitent à prendre un poste dans l’Aude pour se rapprocher d’elle. En août 2017, le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est le numéro trois des gendarmes de l’Aude, et il est heureux de servir à nouveau sur le terrain.

Sa brillante carrière militaire ne fait pas d’ombre à sa progression spirituelle, au contraire. Celle-ci fait le lit de sa conversion par le choix d’un programme de vie dévoué aux autres. Dans un premier temps, c’est sa volonté de professionnalisme militaire qui le guide et reflète son désir profond : il recherche le don de lui-même, à l’image du Christ, avant même de le connaître, à l’image de la devise de l’EPIGN – « S’engager pour la vie ». Son enfance – belle mais aussi difficile, car il est plusieurs fois témoin de violences de son père sur sa mère – et sa personnalité lui donnent un élan pour la défense des autres, en particulier des femmes. Même tout jeune, il n’hésite pas à cogner les garçons qui embêtent les filles. Plus tard il est attiré par les croyances bretonnes, druidiques, le chamanisme… Il cherche un peu partout. « Tout ce qui peut donner une réponse à ses questions et l’aider dans sa quête spirituelle, il prend », dit Damien, son frère. Il est comme ces chevaliers en quête du Graal. Le choix de la gendarmerie paraît logique : « Le gendarme est héritier direct des ordres de chevalerie nés au XIIe siècle. Les chevaliers disaient : " Mourir pour la foi et défendre les faibles " ; le gendarme dit : " Mourir pour la loi et défendre la justice " » (général Joachim Ambert). De fait, il fera sienne plus tard la devise des chevaliers templiers : « Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom, donne la gloire, pour ton amour et ta vérité » (Ps 113 B,1).

Par l’intermédiaire de Maurice Fromager, second mari de Nicolle Beltrame, sa mère, Arnaud entre chez les francs-maçons de la Grande Loge de France (GLDF) en 2008 à Rueil, alors qu’il travaille à Nanterre. Ce cercle représente pour lui une opportunité d’échanger sur des questions philosophiques et spirituelles, plus qu’un ascenseur social. Mais Arnaud Beltrame entame alors un chemin de conversion à la foi catholique. On perçoit dans ses rencontres, ses échanges et ses choix une sorte de préparation de son âme au sacrifice ultime, en lien avec sa soif d’absolu. Il avait déjà reçu des signes d’appel à la foi, notamment lors d’un pèlerinage militaire à Lourdes, en 2006, à l’occasion duquel il avait vécu une rencontre personnelle avec le Christ, renforcée par la suite par des retraites régulières à l’abbaye cistercienne de Timadeuc, dont il pousse fréquemment la porte et où il s’entretient avec frère Marc de toutes ses interrogations. Personne à l’époque ne lui explique clairement que l’appartenance à une obédience maçonnique est incompatible avec la foi catholique. À la Grande Loge, on lui dit l’inverse, aussi ne se doute-t-il de rien. À ce moment-là, il vient de traverser une période professionnelle et conjugale difficile (divorce d’un premier mariage avec son amie d’enfance) et les questions fusent. Il a soif de vérité. Il veut comprendre la foi, l’espérance, la charité.

Timadeuc devient un peu sa « deuxième maison ». C’est là qu’il se convertit réellement, en 2009, et qu’il demande à se préparer à sa première communion et à sa confirmation, souhaitant ainsi devenir un « soldat du Christ ». C’est là aussi qu’il se réfugie pour travailler le concours de l’École de guerre, auquel il échouera trois fois. Les frères, ainsi que ses proches, sont impressionnés par sa volonté de réussir et par son objectif : « Il y a du bien à faire là-haut ! », « Je veux être général, je sens que j’ai une mission à accomplir »… Mais ces échecs successifs suscitent chez lui une profonde interrogation : pourquoi Dieu ne semble-t-il pas vouloir qu’il puisse accéder à des postes de commandement ? Il part sur les chemins de Saint-Jacques pour évacuer ses incompréhensions professionnelles autant que personnelles, car il désire aussi de tout son cœur rencontrer sa future femme. Il est exaucé quelques semaines plus tard… Marielle et Arnaud se marient civilement le 27 août 2016. Marielle V. travaille à la réserve de Sigean, dans l’Aude, en tant que vétérinaire ; c’est pourquoi les jeunes fiancés s’installent à Ferrals-les-Corbières et le lieutenant-colonel commence sa nouvelle tâche en tant qu’officier adjoint au commandement (OAC) du groupement de gendarmerie départementale (GGD), basé à Carcassonne. Sa rencontre avec un chanoine de l’abbaye de Lagrasse, située tout près de chez eux, marque le début d’une progression spirituelle à deux. Arnaud et Marielle, également convertie, désirent un mariage chrétien. Le père Jean-Baptiste Golfier va les y préparer. La date est fixée au 9 juin 2018.

Le 23 mars 2018, un vendredi de carême, à l’appel de l’otage au Super U de Trèbes, son unité est immédiatement déployée. Les gendarmes, sous la direction du lieutenant-colonel Beltrame, croient d’abord à une nouvelle simulation, car ils viennent de participer à une opération semblable quelques semaines plus tôt, comme une prémonition. En tant qu’OAC, il prend en main la situation dans l’attente du GIGN. Cependant, lorsqu’il aperçoit l’otage, une femme sans défense, il ordonne : « Reculez, reculez, je prends ! » Il agit instinctivement et professionnellement, aguerri à ce type de situation et se sachant le seul sur place suffisamment formé pour cela. Son action ne suit aucune procédure établie, mais répond pleinement à sa mission de gendarme, de servir et de protéger. Lorsqu’il avance vers le terroriste, il doit imaginer pouvoir gagner la partie, mais il sait aussi le risque immense qu’il prend, désarmé. Son but est d’écarter tout risque de mettre d’autres vies civiles en danger (on en compte déjà trop). Il renvoie les gendarmes qui l’accompagnent, les libérant de l’inquiétude de le suivre ou non, puis attend les négociations, seul avec Radouane Lakdim, dans la réserve du magasin. On saura par la suite que ce dernier était fiché S et avait prêté allégeance à Daech. Le huis clos (sans caméra ni communication) ne permet pas de savoir parfaitement ce qui se déroule ensuite. Quand le GIGN intervient, Arnaud Beltrame est étendu sur le corps de Radouane, tous les deux inertes et exsangues. Ce n’est que plus tard, grâce aux reconstitutions et aux enregistrements, que l’on se rendra compte qu’Arnaud Beltrame avait prié, puis appelé à l’assaut. La balistique et les autopsies des deux corps permettent d’affirmer également qu’« il a réussi, malgré de nombreuses blessures, à récupérer son arme et à tirer sur le terroriste pour le neutraliser, accomplissant d’une certaine manière sa mission. Il a non seulement sauvé tous les otages, jusqu’à la dernière, mais il a aussi rendu aisée la mission d’assaut de ses camarades du GIGN. Quelle bravoure et quel héroïsme au combat » (plaidoirie de maître de Montbrial, en 2024).

Arnaud aime la vie et il est amoureux de Marielle, avec qui il prépare son mariage religieux, prévu deux mois et demi plus tard. « Je ne veux pas mourir, moi », lance-t-il en demandant aux gendarmes de quitter le magasin, mais, depuis sa conversion, il souhaite aussi être saint. Il ne se sacrifie donc pas au sens commun du terme, en victime expiatoire sans défense. Mais si l’on prend de la hauteur sur l’ensemble de sa vie, l’on perçoit sans difficulté le fil conducteur qui le mène à pouvoir poser cet acte. Ce fil, c’est d’abord sa recherche du « bien agir », en particulier pour protéger les faibles. Ensuite, lorsqu’il découvre la foi, c’est la volonté de plaire à Dieu en toute chose qui le guide, en particulier dans son travail. Sa conscience du bien et du mal s’aiguise et l’Esprit Saint lui donne maintes fois l’occasion de se préparer à un combat spirituel (exercices et guides spirituels, missions et signes, dévotion à saint Michel…). Dès lors, il apparaît évident pour ceux qui le connaissent qu’il était prêt en son âme et conscience pour un tel don de lui-même. Il s’agit bien là d’un sacrifice, au sens étymologique et premier du terme : toute action par laquelle l’on s’établit dans la communion avec Dieu. Son dernier geste est « sacralisé » par toutes les forces et l’amour qu’il y met, pour sa patrie, pour les siens et certainement aussi pour Dieu, au vu de ses actes et de ses réflexions spirituelles.

Élisabeth de Sansal, diplômée de bioéthique à l’université pontificale Regina Apostolorum, à Rome. Article relu par le père Jean-Baptiste Golfier, chanoine de l’abbaye de Lagrasse et par Christophe Carichon, historien et auteur du livre Arnaud Beltrame, Gendarme de France.


Au delà

Le « héros au sac à dos » d’Annecy, Henri d’Anselme, témoigne avoir senti l’encouragement du colonel Beltrame pour agir contre l’agresseur qui surgit près du lac, en 2023. Il inspire aussi de nombreux jeunes engagés pour servir la France, comme la 124e promotion de l’EOGN (École des officiers de la Gendarmerie nationale), qui le choisit comme parrain de promotion le 28 juin 2018, à peine quelques mois après l’événement de Trèbes, alors qu’un délai de cinq ans est normalement requis.


Aller plus loin

Christophe Carichon, Arnaud Beltrame, gendarme de France, Éditions du Rocher, 2018.


En complément

  • Le blog de Stanislas F., qui recense beaucoup d’informations, dont les plaidoiries des avocats de la famille Beltrame au procès de Trèbes (2024), notamment l’article « Révélations sur le dernier combat du colonel Beltrame ».

  • Pierre-Marie Giraud, Arnaud Beltrame, L’héroïsme pour servir, Mareuil éditions, 2018.

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