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Jeudi 16 juillet 2026

La liberté intérieure de Marie

16 juillet – Notre Dame du Mont Carmel

Lorsque l’ange Gabriel annonça à Marie qu’elle serait la mère du Sauveur, elle eut des questions, non pas parce qu’elle résistait à la volonté de Dieu, mais parce qu’elle voulait l’accomplir. Mais même sans comprendre pleinement comment sa vocation unique allait changer sa vie, Marie était libre de dire : « Je suis la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon votre parole » (Lc 1, 38).

Comment Marie a-t-elle pu être si libre qu’elle a pu dire « oui » au plan unique du Seigneur pour sa vie, puis tout laisser tomber pour se réjouir avec sa cousine et l’aider ?

La réponse réside dans la liberté totale de Marie vis-à-vis du péché. Comme nous le savons, Marie a été préservée du péché originel et, tout au long de sa vie, elle n’a commis aucun péché. Marie était libre de dire « oui » à Dieu parce qu’elle était entièrement libre du péché et de ses effets néfastes sur la volonté humaine.

Sa liberté vis-à-vis du péché a permis à Marie d’adhérer à la volonté de Dieu, mais ne l’a pas préservée de la souffrance. Marie, qui est la « Cause de notre joie », est aussi « Notre Dame des Douleurs ». Elle a connu des épreuves et des incompréhensions. Comme Siméon l’avait prédit, son âme a été transpercée par l’épée de la douleur ; aucune douleur n’a été comparable à celle de Marie au pied de la croix tandis que son Fils donnait sa vie pour la rédemption du monde. C’est parce qu’elle était exempte de péché que Marie a pu accepter et supporter les souffrances qu’impliquait sa vocation, et ainsi participer pleinement à l’offrande de soi du Christ.

Contrairement à la Bienheureuse Vierge Marie, aucun d’entre nous n’est épargné par le péché originel et ses effets. Mais nous sommes rachetés du péché par la mort et la résurrection du Christ, et nous recevons toute l’aide et toutes les grâces dont nous avons besoin pour vaincre le péché et ses effets dans nos vies, tout particulièrement le sacrement de la réconciliation. 

Pourtant, lorsque nous nous engageons dans la lutte pour éradiquer le péché de nos vies, il nous arrive de ne pas ressentir cette liberté. Nous avons parfois  l’impression que « la porte  étroite » vers la vie éternelle entrave  notre liberté. Les Dix Commandements, les préceptes de l’Église et les Béatitudes nous semblent plus une camisole de force que le chemin vers la liberté.

La conversion de notre vie dépend de notre rejet de ce mensonge. Une vie de vertu et d’amour généreux est le chemin vers la vraie liberté. Pour vivre ainsi, nous dépendons de l’action du Saint-Esprit en nous. Nous comptons entièrement sur la grâce de Dieu alors que nous cherchons à briser l’emprise des péchés qui nous tourmentent. La grâce de Dieu agit dans notre humanité (comme elle l’a fait en Marie) – dans notre esprit, notre cœur, notre volonté, nos désirs. Arracher notre liberté au pouvoir du péché semble être un travail difficile – mais une fois libérés du péché, nous pouvons, comme Marie, dire « oui » à Dieu, à notre vocation, à notre famille et à ceux qui sont dans le besoin.

Mgr William E. Lori Catholic Review , 8 mai 2026

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