Mardi 29 octobre 2024
C'est à Jésus que je parle
Mise en contexte
Thérèse achève sa lettre à Marie du Sacré Cœur, avant le texte de sa prière adressée au Seigneur, par ces deux lignes.
Thérèse m'écrit
« (En écrivant, c'est à Jésus que je parle, cela m'est plus facile pour exprimer mes pensées.... Ce qui, hélas ! n'empêche pas qu'elles soient mal exprimées !) »
Ms B 1
Je comprends
Sainte Thérèse dessine des parenthèses. Avec elles, la carmélite s'accorde un lieu secret, précieux comme un écrin. Elle y dépose une confidence, l'une de ses arcanes les plus intimes : ce Jésus qu'elle sait être la vérité (Jn 14,6) lui permet de dire ce quelle vit en vérité. Thérèse s'adressera donc à Jésus : pas de danger de trop en dire, de mal dire ou de se censurer. Elle parle au Verbe Vrai comme à un époux, avec le langage d'une fidélité amoureuse et reconnaissante.
Je prie et j'agis
Comment est-ce que je m'adresse au Seigneur dans ma prière ? Avec autant de simplicité que Thérèse ?