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Samedi 7 février 2026

La fête de la Purification de la Vierge Marie

La fête de la Purification de la Vierge coïncide avec la Présentation de Jésus au Temple. Située 40 jours après Noël, elle clôt le  temps liturgique de Noël. Entrons dans le mystère de cette fête avec Dom Guéranger.

Les deux commandements du Seigneur

La loi du Seigneur ordonnait aux femmes d'Israël de demeurer 40 jours après leur enfantement sans approcher du tabernacle ;  après ce terme, elles devaient, pour être purifiées, offrir un sacrifice : un agneau, pour être consumé en holocauste, auquel on devait  joindre une tourterelle ou une colombe, offerte selon le rite du sacrifice.  Si la mère était trop pauvre pour fournir l'agneau, il était possible de le remplacer par une autre tourterelle ou une autre colombe. Un second commandement divin déclarait tous les premiers-nés propriété du Seigneur et prescrivait la manière de les racheter. Le prix de ce rachat était de cinq sicles. (…) Marie, fille d'Israël, avait enfanté ; Jésus était son premier-né.

La réponse de Marie

Comment Marie, sanctuaire très pur de l’Esprit Saint, vierge avant, pendant et après la naissance de son fils, aurait-elle pu se comparer aux autres épouses et mères ? Comment aurait-elle pu penser que Jésus, Créateur et Seigneur de toutes choses, devait être racheté comme un simple enfant d’Israël ? Pourtant, l’Esprit Saint lui fait comprendre qu’elle doit accomplir cette loi. La Mère de Dieu se joint alors humblement aux autres mères au Temple, et Jésus, Fils de Dieu et Fils de l’homme, accepte d’être traité comme un serviteur, soumis aux mêmes prescriptions que tous. Marie accueille cette volonté de Dieu avec une profonde adoration et s’y abandonne pleinement. Le dessein de Dieu voulait que Marie soit l’épouse de Joseph pour protéger, aux yeux des hommes, le mystère de sa virginité. De la même manière, il voulait qu’elle accomplisse, comme toutes les femmes d’Israël, le rite de purification après la naissance de Jésus, présenté au Temple comme le fils de Marie et de Joseph. Dieu montre ainsi que ses chemins dépassent notre compréhension et qu’il agit souvent de façon déconcertante, avant de révéler pleinement son dessein.

La volonté divine fut, comme toujours, chère à Marie. Elle fut, au Temple,  la servante du Seigneur, comme dans la maison de Nazareth, lors de la visite de l'ange. Marie obéit à la loi, parce que les apparences la déclaraient sujettes à la loi. Son Dieu et son Fils se soumettaient au rachat comme le dernier des hommes ;  il avait obéi à l'édit d'Auguste pour le dénombrement ;  il devait « être obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix » : la mère et l'enfant s'humilièrent ensemble ; et l'orgueil de l'homme reçut en ce jour une des plus grandes leçons qui lui aient jamais été données.

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