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Guérisons miraculeuses
Liban
Nº 904
Août 2025

Saint Charbel, médecin céleste pour Georges Carlos Aldib

Carlos Georges Aldib, ingénieur agricole né en 1992, souffre durant plusieurs années de troubles neurologiques graves assimilés à un vieillissement cérébral prématuré, ainsi que d’une maladie de Crohn. Malgré des traitements lourds, son état ne s’améliore pas. En août 2025, il se rend au monastère Saint-Charbel, à Annaya, où il constate une disparition soudaine de ses douleurs. Lors d’un examen médical, il affirme recevoir une vision du saint lui annonçant sa guérison, confirmée ensuite par les médecins qui ne peuvent y apporter de raison scientifique. Profondément transformé, il entreprend des pèlerinages et se sent appelé à consacrer sa vie à Dieu au sein de l’ordre monastique libanais.


Les raisons d'y croire

  • C’est un témoignage saisissant et très récent, puisque la guérison a eu lieu en 2025.

  • Le témoignage s’appuie sur un suivi médical détaillé impliquant plusieurs spécialistes et des examens techniques (IRM, analyses et biopsies). La maladie n’est pas simplement supposée ou vague, mais elle a été identifiée dans un cadre hospitalier sérieux. Les médecins ont diagnostiqué chez Carlos Georges Aldib de graves troubles neurologiques caractérisés par une dégradation rapide des fonctions cérébrales (vieillissement prématuré proche d’un début de maladie d’Alzheimer). Parallèlement, il est atteint d’une maladie de Crohn, pathologie inflammatoire susceptible d’aggraver son état général.

  • La guérison décrite est rapide, voire immédiate, après une période de dégradation continue. Ce caractère brusque contraste avec l’évolution normale attendue dans ce type de maladie. Cette guérison est donc bien inhabituelle et difficile à expliquer médicalement.

  • La guérison est intervenue dans un contexte de prière, de pèlerinage et de confiance spirituelle. Cette démarche est en cohérence avec la tradition chrétienne : aussi bien l’intercession du saint que l’esprit de foi et d’abandon de Carlos.

  • Le témoignage n’est pas laissé sans examen par le prêtre qui le consigne : un questionnaire détaillé est soumis à Carlos Georges Aldib pour retracer l’historique médical, les circonstances et les témoins. Cela montre du côté de l’Église une volonté sincère de vérifier les faits et d’éviter les conclusions hâtives.

  • Carlos Georges Aldib entreprend un pèlerinage d’action de grâces à travers plusieurs hauts lieux spirituels du Liban sur les pas de Charbel Makhlouf. Une telle démarche, spontanée et exigeante, laisse penser qu’il a en effet vécu une guérison jugée inespérée, qu’il attribue à l’intercession du saint.

  • Au-delà de la guérison physique, Carlos Georges Aldib connaît un changement profond de vie, et un nouveau sens est donné à son existence. Son mode de vie évolue : prière régulière, pratique sacramentelle, discernement jusqu’à formuler le désir d’entrer dans l’ordre monastique libanais. Cette évolution tangible montre que la guérison n’est pas un simple récit, mais une expérience fondatrice qui reconfigure durablement sa vie intérieure et ses choix.


En savoir plus

Carlos Georges Aldib est né à Mariha (Liban) en 1992. Il est aujourd’hui ingénieur agricole dans la région de Baabda mais vit à Zandouka, où il fréquente régulièrement l’église Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus dans un quartier proche de son domicile, à Fayadia. À trente-trois ans, il se plaint déjà depuis six ans de vertiges, de troubles de la mémoire avec des difficultés à se concentrer, de ralentissement du raisonnement, et même d’absences. Il a été traité ponctuellement pour un stress chronique – un genre de dépression –, sans résultats probants, mais il décide quand même de prendre rendez-vous chez le professeur Fadi Daniel, du service neurologique de l’hôpital de l’Université Américaine de Beyrouth.

Sa consultation débouche sur des examens plus approfondis (dont CSF, ECG, IRM...) et plus ciblés effectués par les docteurs Jacques Mekhbathe et Joseph Mantoura. Tout cela conduit au diagnostic suivant : graves troubles neurologiques avec dégradation des fonctions cérébrales plus rapides que prévues pour son âge, donc vieillissement prématuré du cerveau, comparable à celui d’un homme de quatre-vingts ans sénile, proche d’un début d’Alzheimer. Des microlésions de la circulation cérébrale dues à un excès de radicaux libres et une inflammation chronique ont accéléré l’athérosclérose, augmentant en plus le risque d’AVC. Compte tenu de son âge, les médecins considèrent que son cas s’apparente à celui d’une maladie rare, et il est mis sous traitement lourd.

Le 7 août 2025, il est pris de douleurs abdominales atroces, et transporté d’urgence à l’hôpital Geitaoui dans le département « d’anatomie et de cytologie pathologiques » du docteur Antoine Geagea, qui prescrit une coloscopie avec des biopsies, des analyses de sang et une imagerie qui révèlent une maladie de Crohn ! Comme on le sait, cette maladie inflammatoire chronique de l’intestin a aussi un impact direct sur le cerveau (via le nerf vague) par inflammation générale des tissus.

Le traitement médicamenteux mis en place ne lui apporte aucun soulagement et, en désespoir de cause, il se rend auprès du père Luis Matar, au monastère Saint-Charbel, à Annaya.

Le père Luis est l’archiviste des miracles de saint Charbel. Il écoute Carlos Georges, lui conseille d’abord d’aller se recueillir à l’Ermitage, où le saint a vécu en ermite, d’avaler un coton imbibé d’huile de saint Charbel et le contenu de la « baraké », un sachet qui contient des feuilles d’olivier bénies par les reliques du vénéré saint.

Carlos George suit scrupuleusement toutes les recommandations… Et stupeur, pour la première fois depuis longtemps, il passe une nuit paisible, sans douleur abdominale.

Il doit cependant honorer un rendez-vous à l’hôpital de l’Université Américaine dans le service de neurologie du professeur Fadi Daniel, qui suit régulièrement l’évolution de sa maladie neurologique. Sous anesthésie pour un examen complémentaire, voilà que saint Charbel lui apparaît et lui dit : « Lève-toi, tu n’as plus rien. » À son réveil, il entend distinctement le professeur Fadi Daniel lui dire en souriant les mêmes mots : « Mais tu n’as plus rien ! »

Carlos Georges est bouleversé ! Il n’a jamais douté du pouvoir d’intercession de saint Charbel et, à peine remis, il se précipite à Annaya auprès du père Luis Matar. Le 18 août 2025, il lui demande d’enregistrer cette première bonne nouvelle. Il revient le 12 novembre, avec cette fois-ci tous les résultats médicaux concernant sa double guérison. Aucune explication scientifique ne peut être donnée, selon les praticiens que Carlos Georges consultait à la fois pour la maladie de Crohn et pour sa maladie rare. Le père Luis Matar m’a confié qu’il avait soumis Carlos Georges aux questions suivantes :

  1. Crois-tu dans la puissance de Dieu et la guérison par les saints ?

  2. Es-tu un fervent pratiquant ?

  3. Depuis quand as-tu demandé à saint Charbel ta guérison ? Est-ce seulement au moment de ta maladie ?

  4. Comment peux-tu décrire ta relation personnelle avec saint Charbel ?

  5. Peux-tu nommer les personnes qui ont prié pour ta guérison ?

  6. As-tu demandé à d’autres saints d’intercéder pour ta guérison ?

  7. Où as-tu demandé à saint Charbel de te guérir ? Et quand ?

  8. Quand et comment se sont manifestés les symptômes de tes maladies ?

  9. Précise-nous le déroulé des événements.

  10. Précise-nous les localisations physiologiques.

  11. Quels sont les diagnostics précis posés par les différents médecins traitants ? Avant ta guérison, que t’a-t-on dit sur ces affections ?

  12. Combien de médecins sont intervenus directement ou indirectement ? Les noms des hôpitaux ? Et ceux des centres de soins ?

  13. Quelles ont été les étapes, leur durée et leur évolution entre l’apparition des premiers symptômes jusqu’à la guérison totale ?

  14. Quels sont les différents traitements qui ont été prescrits tout au long de ces maladies ?

Carlos Georges Aldib s’est soumis à ce questionnaire en précisant que, lors de sa venue à Annaya, il avait accepté de s’abandonner totalement à la Sainte Vierge et à celui qu’il qualifie de « Médecin du Ciel ». En fait, plus que sa guérison physique, sa guérison morale a changé radicalement le cours de sa vie.

Son pèlerinage d’action de grâces l’a poussé à visiter tous les lieux saints libanais – Kfifane, où se trouvent les tombeaux de saint Hardini et de saint Estephan, le sanctuaire Sainte-Rafka , la Kadisha (la vallée sainte, avec tous ces monastères) –, ainsi qu’à découvrir la vie de saint François d’Assise , et celle du jeune Carlos Acutis , canonisé récemment. Aujourd’hui, il se sent appelé à consacrer sa vie au Seigneur dans l’ordre monastique libanais.

Jean Claude et Geneviève Antakli, écrivains et biologistes.


Aller plus loin

Ernest J. Görlich et J.-C. Antakli, L’Ermite du Liban, vie prodigieuse de saint Charbel Makhlouf, Parvis, 2018.


En complément

  • Jean Claude et Geneviève Antakli, Dieu existe. Ses merveilles étincellent sous nos yeux, Éditions du Parvis, 2020.

  • Michel-Vital Le Bossé, « Charbel Maklouf (saint), 1828 – 1898 », dans Patrick Sbalchiero (dir.), Dictionnaire des miracles et de l’extraordinaire chrétiens, Fayard, 2002, pages 156-158.

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