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Les mystiques
Cochabamba (Bolivie)
Nº 893
XXe et XXIe siècles

Catalina Rivas : le voile levé sur la messe

Catalina Rivas est une laïque bolivienne à qui Jésus révèle ce qui demeure habituellement invisible à nos yeux pendant la messe : les anges autour de l’autel, la Vierge Marie en adoration, les saints, les âmes du purgatoire, et surtout le sacrifice du Christ rendu présent dans l’Eucharistie. À travers ses révélations, la messe apparaît dans toute sa profondeur : le ciel s’unit à la terre, les fidèles sont appelés à s’offrir eux-mêmes avec Jésus, et toute la liturgie retrouve son poids de mystère. Ses textes aident à entrer dans la messe avec plus de foi, de recueillement et d’amour.


Les raisons d'y croire

  • Les révélations de Catalina Rivas se déroulent au cœur même de la liturgie. Elles suivent le déroulé de la messe, depuis la préparation intérieure jusqu’à l’action de grâce après la communion. Elle reçoit ainsi, moment après moment, une intelligence plus profonde de ce que l’Église célèbre à l’autel. Dès le début, l’appel est très concret : se recueillir, laisser les distractions, demander pardon, se tenir devant Dieu avec vérité. La messe apparaît comme un acte qui requiert l'engagement de tout son être.

  • À l’offertoire, Catalina voit les anges gardiens des fidèles s’approcher de l’autel en portant ce que chacun offre intérieurement au Seigneur. Les uns portent « des coupes d’or avec quelque chose qui brillait beaucoup », d’autres viennent « les mains vides ». Cette image montre que la messe est aussi le moment où chacun est appelé à s’offrir lui-même à Dieu, en union avec le sacrifice de Jésus. Catalina explique que nous devons présenter au Seigneur « tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons, tout ce que nous pouvons », nos peines, nos joies, notre travail, nos intentions, pour que tout soit uni à l’offrande du Christ.

  • Au moment de la consécration, le Christ lui dit : « Ce n’est pas le prêtre que tu regardes, c’est moi », et Catalina se rend compte qu’elle est au pied de la Croix, « au moment où Jésus était crucifié ». Elle comprend ainsi que, dans la messe, le sacrifice de la Croix devient sacramentellement présent : assister à la messe, c’est être réellement conduit, avec Jean et Marie, au Calvaire.

  • Catalina met aussi en relief la place du prêtre dans le mystère de la messe. Le célébrant agit bien avec sa voix, ses gestes, sa personne, mais ce qu’il accomplit à l’autel ne dépend pas de sa ferveur du moment ni même de sa sainteté personnelle : c’est le Christ qui agit à travers le ministère qu’il a reçu. Même la fragilité du prêtre n’empêche pas Dieu de se donner réellement dans les sacrements.

  • La Vierge Marie accompagne toute cette pédagogie. Elle ne prend pas la place du Christ, elle conduit vers lui. Elle dit à Catalina : « Dans aucune apparition, en aucun autre lieu, je ne suis plus présente que durant la sainte messe. »

  • Catalina écrit qu’elle a reçu cela pour que les âmes « revivent l’émerveillement de leur rencontre quotidienne avec l’Amour ». C’est dans ce cadre qu’elle parle aussi de la communion et de l’adoration. Jésus y est présenté comme un « mendiant d’amour », présent dans le tabernacle, attendant la visite de ceux qu’il aime.

  • Enfin, Catalina montre que la messe ne se réduit pas à ce qui est visible. À elle, il est donné de voir ce qui demeure habituellement caché : les anges, les saints, la Vierge, les âmes du purgatoire rassemblés autour du sacrifice du Christ. Si cela lui est montré, c’est pour l’édification des fidèles, pour qu’elle le partage, et pour que nous comprenions mieux ce qui se joue invisiblement à chaque messe. Car tout cela n’est pas présent seulement quand Catalina le voit : c’est toujours là, dans toutes les messes du monde, au cœur du plus grand mystère de l’histoire, la sainte messe.

  • Plusieurs textes attribués à Catalina Rivas ont reçu un imprimatur ou des avis ecclésiastiques favorables à leur diffusion et à leur lecture. L’Église n’accorde pas ce genre d’autorisation à la légère à des écrits touchant à la foi. Sans se prononcer ici sur tout, elle reconnaît au moins qu’on n’y trouve rien de contraire à la doctrine chrétienne, et qu’ils peuvent aider les fidèles dans leur vie spirituelle.


En savoir plus

Catalina Rivas est une laïque bolivienne de Cochabamba, mariée et mère de famille. Son nom s’est diffusé à partir des années 1990 à travers plusieurs textes spirituels publiés sous son nom, en particulier son témoignage sur la sainte messe. Dans ses ouvrages, elle se présente comme une « pauvre pécheresse » et une « pauvre secrétaire du Seigneur », chargée de transmettre ce qu’elle reçoit.

Les révélations qu’elle reçoit portent principalement sur la messe, la Passion du Christ, l’Eucharistie, la confession, la miséricorde et la conversion. Jésus et la Vierge Marie lui parlent et l’instruisent, tandis qu’elle rapporte ce qui lui est montré pour le transmettre aux fidèles. Son texte le plus connu suit le déroulé même de la liturgie, de la préparation jusqu’à l’action de grâce, et montre ce qui s’y accomplit invisiblement.

Elle explique elle-même qu’elle transmet cela pour que les âmes « revivent l’émerveillement de leur rencontre quotidienne avec l’Amour ». Cette phrase résume bien l’ensemble de sa mission. Il ne s’agit pas chez elle d’aborder une multitude de sujets, mais de ramener sans cesse aux mêmes réalités : le Christ, son sacrifice, sa présence dans l’Eucharistie, et la manière dont les fidèles sont appelés à entrer plus profondément dans la messe.

Son témoignage sur la sainte messe a été le plus largement diffusé, puis d’autres textes ont circulé, notamment sur la Passion du Christ et sur la vie chrétienne. C’est dans ce cadre qu’est né l’Apostolat de la Nouvelle Évangélisation (ANE), lié à sa mission. L’ensemble forme un corpus cohérent, centré sur la liturgie et sur la vie sacramentelle de l’Église.

Antoine de Montalivet a étudié la philosophie et la théologie au séminaire diocésain de Fréjus-Toulon.


Aller plus loin

Sur le site des paroisses belges d’Andoy, Lives, Loyers et Wierde, l’article « La sainte messe expliquée à Catalina Rivas ».


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