Vendredi 24 avril 2026
Notre Dame de Lujàn, sainte Patronne de l’Argentine
24 avril – Argentine : Notre Dame de Lujàn
Notre Dame de Lujàn est aujourd’hui la sainte patronne de l’Argentine depuis 1930. Mais sa dévotion en Argentine est très ancienne.
Selon une antique tradition, une statue fut apportée du Pérou par des Franciscains. Ils voulurent la soustraire aux barbares qui dévalisaient la contrée et la cachèrent. C'est dans une grotte de la vallée de Catamarca qu'elle fut retrouvée. Les Indiens lui attribuèrent alors un culte semi-idolâtrique, comme à une déesse. Puis, un colon, Manuel de Salazar, lui construisit une petite chapelle, rétablissant le juste rapport entre Marie et Dieu. On l’appela alors Notre Dame de la Vallée.
Ce sanctuaire a donc été le témoin du passage d'une attitude semi-idolâtrique à une attitude authentiquement chrétienne. C'est l'occasion de rappeler que les chapelles et les églises ont pour centre l'autel, le Christ, qui est Dieu. Marie est une créature, elle n'est pas une divinité. Pourtant, on peut dire qu'elle est divinisée comme nous le serons un jour, c'est-à-dire qu'elle vit de Dieu qui est amour.
En 1688, Notre Dame fut déclarée protectrice de la ville argentine de Catamarca. Grâce aux dons des pèlerins, il fut bientôt possible de construire une belle et vaste église avec une coupole et deux tours qui dominent la ville de Catamarca. Dès le XIXe siècle, l'église de Notre Dame de la Vallée reçut le titre de Cathédrale et quelques décennies plus tard, le 12 avril 1891, la statuette de la Vierge reçut l'honneur d'être couronnée. En 1954, le sanctuaire fut choisi pour le congrès marial national.
Notre Dame de la Vallée (appelée aussi Notre Dame de l'Immaculée Conception ou Notre Dame de Lujàn) a d’abord été la Patronne des diocèses de Tucuman, de Catamarca et de Santiago del Estero. Aujourd’hui Patronne de toute la nation, Marie y est honorée non comme une divinité, mais comme la Mère vivante de Dieu, source d’espérance et de grâce pour les fidèles.
Attilio GALLI, Madre della Chiesa dei Cinque continenti, Ed. Segno, Udine, 7-883 1997, p. 86.