Neuvaine pour faire confiance à la Providence avec le bienheureux père Daniel Brottier
Jour nº6 - Mardi 24 février 2026
Chérir
Prière
Ô Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, qui as rempli le cœur de ton apôtre, le bienheureux Daniel Brottier, de foi, de charité et de dynamisme missionnaire pour soulager audacieusement tant de misères humaines, accorde-nous, par son intercession, les grâces que nous sollicitons (nommer ces grâces). Amen.
Extraits de vie
Malgré la distance et le temps qui l’ont séparé de sa famille, le père Daniel Brottier est resté toujours très proche d’elle. Il était attentif à ses parents, à son frère Gaston, à sa belle-sœur Louise et à ses nièces jumelles, Madeleine et Louise. Nombreuses sont les lettres qui témoignent de sa délicate attention et de son affection à sa famille, lors des différents événements heureux et malheureux.
Témoignage
« Chers Parents,
Ma lettre vous arrivera à peu près dans les moments du 1er de l’an et je commence par vous dire tous mes souhaits pour l’année qui va commencer.
Vivez-la dans la paix, le calme, sans inquiétude pour l’avenir. Le Bon Dieu est le Maître. Remettez-vous entièrement entre ses mains, et vous verrez que vous aurez encore des jours de douce joie sur la terre, en attendant mieux, toutefois, car il ne faut pas oublier le paradis à la fin de nos jours, puisque c’est là que nous tendons. »
Extrait d’une lettre que le père Daniel Brottier a écrite à ses parents, depuis Saint-Louis (Sénégal), le 21 décembre 1903.
« Mes chers enfants,
Cette fois, je réponds de suite à votre lettre ; de cette façon, vous ne me reprocherez pas mon silence prolongé. Du reste, en ce moment je serais inexcusable car, depuis hier soir, ce ne sont pas mes occupations qui peuvent me déranger, voici pourquoi : la première communion est fixée à dimanche : les enfants sont en retraite depuis hier, ce qui fait que, sur 7 élèves, il m’en reste seulement 2 ; comme vous voyez, ça fait beaucoup moins de travail, et on s’entretient tout de même la main. Je n’en suis pas fâché du reste, car j’ai toujours la tête fatiguée, et je ne suis pas sans inquiétude de ce côté. Enfin à la volonté de Dieu ! Peut-être ne veut-il pas que je reste ici : dans ce cas, il faudra bien que je me soumette de gré ou de force.
Les filles, comme je vois, sont un peu diables, mais ne sont pas malades, c’est l’essentiel. Pour le caractère, vous pouvez déjà dès maintenant commencer à les corriger doucement, car elles doivent commencer à comprendre suffisamment. Et il est important de faire de bonne heure sentir aux enfants qu’ils ne doivent pas faire leurs volontés. J’ai reçu, ce matin, une lettre de Gugusse : je ne vous apprends rien en vous disant qu’il est toujours enchanté ; et qu’il a toujours de l’occupation par-dessus les oreilles. Sa sœur la plus jeune, qui a 13 ans, est en ce moment très malade à Vendôme d’une fièvre muqueuse. Elle va mieux, mais on craint une complication qui peut survenir. Félicitez M. et Mme Jégou de l’heureuse issue de l’événement tant attendu et offrez-leur toutes mes amitiés. Dites par la même occasion à Jean que c’est inutile qu’il m’envoie la carte que je lui avais demandée, j’en ai trouvé une ici ; je le remercie.
Embrassez bien pour moi M. et Mme Braconnier, les filles aussi et dites-leur de ma part d’être sages. Au revoir, mes chers enfants, je prie beaucoup pour vous et vous embrasse bien affectueusement. »
Lettre du père Daniel Brottier envoyée à son frère et à sa belle-sœur, depuis Pontlevoy, le 10 juin 1902.
Intention
Sainte Famille de Nazareth, par l’intercession du bienheureux Daniel Brottier, réveille en notre société la conscience du caractère sacré et inviolable de la famille, bien inestimable et irremplaçable. Que chaque famille soit une demeure accueillante pour les enfants, les personnes âgées, les malades, les personnes isolées et les plus pauvres ; que tous soient accueillis avec bonté et dans la paix.
Bienheureux père Daniel Brottier, priez pour nous. Réciter un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père.