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Guérisons miraculeuses
Senlis (France, Oise)
Nº 949
Printemps 1802

Le Saint-Sacrement guérit

Au printemps de 1802, Senlis (dans l’actuel département de l’Oise) se prépare à célébrer la Fête-Dieu du lendemain. Le moment venu, la jeune Augustine Mourette, malade depuis deux ans et lourdement handicapée, est transportée par Henriette Crété et quatre autres paroissiennes près du reposoir où le curé posera l’ostensoir contenant le Saint-Sacrement. Lorsque la procession parvient au pied de l’autel installé à l’extérieur, le célébrant s’avance et prie. L’assistance répond « Amen ». À cet instant, Augustine se lève de son fauteuil, sans aide, s’agenouille puis prend place parmi les fidèles. Guérie, elle suit la procession jusqu’à son terme.


Les raisons d'y croire

  • En 1802, Senlis est un gros bourg et tout le monde connaît Augustine Mourette et le lourd handicap qui l’afflige. Souffrante depuis deux ans, handicapée depuis dix-huit mois, une éventuelle supercherie aurait été difficile à maintenir.

  • L'hypothèse d'un trouble psychosomatique paraît peu compatible avec les descriptions laissées par les témoins et les praticiens de l'époque. Ceux-ci rapportent une dégradation progressive de son état moteur et l'échec des traitements entrepris.

  • Le nombre des témoins oculaires appuie la crédibilité du récit de la guérison. Parmi eux se trouvaient notamment le curé de Senlis et les membres du conseil municipal. Du reste, tous les habitants du bourg ont vu de leurs yeux Augustine marcher après sa guérison.

  • La guérison intervient précisément après que le prêtre a prononcé ces mots : « Seigneur, […] donnez à ces nombreux fidèles assemblés en votre nom et unis dans leurs vœux un témoignage de votre présence parmi nous, afin qu’ils croient que vous êtes dans la sainte eucharistie celui même qui autrefois délivrait les affligés de toutes sortes d’infirmités… » À ce moment, le Saint-Sacrement est présenté aux fidèles et la bénédiction est donnée avec l'ostensoir contenant l'hostie consacrée, que la foi catholique reconnaît comme la présence réelle du Christ. Cette concomitance n’est pas anodine ; elle éclaire la signification spirituelle de l’événement.

  • Ce déroulement rappelle d'autres cas analogues observés lors de processions eucharistiques, notamment à Lourdes.

  • Les fruits de la guérison d’Augustine ont été nombreux et variés, tant pour elle que pour les fidèles de Senlis (engagements paroissiaux, conversions, etc.), ce qui constitue un indice supplémentaire en faveur de son authenticité.


En savoir plus

Au printemps 1802, les fidèles de Senlis (France, Oise) se préparent à célébrer collectivement la Fête-Dieu, jour particulièrement important dans le calendrier liturgique pour les paroissiens de l’époque. De surcroît, cette année-là, cette solennité tombe le même jour que la fête patronale de la paroisse. Chacun met les bouchées doubles.

Augustine Mourette, jeune paroissienne de Senlis, gravement malade depuis deux ans, considérée comme incurable par les médecins de l'époque, et complètement paralysée depuis 18 mois, est emplie de regrets : « Je ne pourrai seule me rendre à la procession du Saint-Sacrement. » Au soir de cette journée de préparatifs, elle reçoit la visite inattendue et providentielle d’une autre paroissienne, Henriette Crété, qui veut l’aider à prendre part à la célébration. Augustine, ravie, accepte.

Le lendemain, elle est transportée dans un fauteuil porté par quatre paroissiennes puis installée près du reposoir central où le prêtre posera dans quelques instants l’ostensoir contenant le Corps du Christ.

Après que la longue procession est parvenue au pied de l’autel extérieur que l’on a aménagé, le curé bénit la foule avec le Saint-Sacrement. Comme Henriette Crété lui avait dit la veille, on enlève alors Augustine de son fauteuil pour la déposer juste en face du reposoir. Deux des porteuses s’agenouillent à gauche et à droite d’Augustine.

Le célébrant s’avance alors vers elle et prononce ces mots : « Seigneur, vous avez dit : " là où deux ou trois personnes sont réunies en mon nom, je suis là au milieu d’elles "... Donnez à ces nombreux fidèles assemblés en votre nom et unis dans leurs vœux un témoignage de votre présence parmi nous, afin qu’ils croient que vous êtes dans la sainte eucharistie celui même qui autrefois délivrait les affligés de toutes sortes d’infirmités… »

La foule répond « Amen ». À cet instant, Augustine se met debout, sans aucun soutien, s’agenouille pour rendre grâce puis prend place parmi les premiers rangs des fidèles. Elle est totalement guérie. Ce jour-là, elle accompagne la procession jusqu'à son terme. Elle ne connaîtra par la suite ni rechute ni séquelle.

Patrick Sbalchiero, membre de l’Observatoire international des apparitions et des phénomènes mystiques.


Aller plus loin

Jean-Marie Mathiot, Miracles, signes et prodiges eucharistiques, Hauteville, Le Parvis, 2018, p. 236-238.


En complément

A. Ledieu, Histoire de Senlis, Senlis, 1882–1885.

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