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Neuvaine pour faire confiance à la Providence avec le bienheureux père Daniel Brottier
Jour nº8 - Jeudi 26 février 2026

Diriger

Prière

Ô Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, qui as rempli le cœur de ton apôtre, le bienheureux Daniel Brottier, de foi, de charité et de dynamisme missionnaire pour soulager audacieusement tant de misères humaines, accorde-nous, par son intercession, les grâces que nous sollicitons (nommer ces grâces). Amen.


Extraits de vie

Le père Brottier était un éducateur né. Il avait le don de savoir s’adresser aux personnes qu’il côtoyait sans distinction d’âge, de milieu social ou culturel. Il savait faire confiance à ses collaborateurs tout en restant ferme, discret et respectueux de chacun. Il disait : « Il faut savoir se servir des qualités et des défauts de ses collaborateurs. »


Témoignage

Premières paroles du père Brottier aux anciens en 1923 :

« C’est toujours une tâche difficile de prendre en pleine marche la direction d’une œuvre ancienne et assez complexe, comme celle à laquelle vous êtes tous attachés par les liens les plus forts et les plus légitimes.

La difficulté augmente encore lorsque le prédécesseur est un saint comme M. l’Abbé Muffat, un intellectuel de grande valeur, en un mot, un homme réunissant le maximum des qualités qui en assurent la supériorité.

D’ailleurs, un directeur nouvellement arrivé devrait commencer par se taire. Les programmes, les discours, les articles, tout cela c’est bon pour les politiciens et les candidats aux élections. Aussi, je ne m’attendais pas à m’entretenir avec vous ; des instances ont été faites, auxquelles j’ai très volontiers cédé : je n’abuserai d’ailleurs pas de votre attention.

Au prêtre éminent qui fut le directeur de l’Œuvre pendant neuf ans – et quelles années ! –, l’archevêché donne comme successeur un ancien missionnaire d’Afrique, qui a ajouté à sa carrière coloniale les années de guerre. Ce n’est donc plus un novice, et ceux qui le verront constateront que ces années d’Afrique et de guerre ont marqué durement leur empreinte sur sa physionomie. Mais tout cela n’est qu’accessoire. Ce qui compte uniquement, mes chers Amis, c’est que vous trouverez en moi, comme vous l’avez eu dans les quatre directeurs qui se sont succédé à Auteuil, la plus grande volonté, un désir immense de vous être utile, de vous aider dans la vie, à une heure où l’existence n’est pas toujours rose, principalement pour ceux qui ont les charges et les responsabilités d’une famille. Vous pourrez toujours venir m’expliquer vos difficultés : je vous promets d’y apporter toute l’attention possible et de vous aider à les résoudre. Ne craignez jamais de me déranger lorsque vous aurez besoin d’un conseil, d’un appui, d’une démarche pour vous tirer d’embarras.

Voilà pour les cas particuliers. Mais l’Œuvre, direz-vous ?

L’Œuvre, mes chers Amis, je sais combien vous l’aimez, parce que je me rends compte de ce qu’elle représente pour vous de souvenirs, d’impressions d’enfance et de jeunesse qui, pour certains, remontent déjà à des années assez lointaines.

Là encore, je puis vous donner la ferme assurance que vos cœurs seront satisfaits, que votre affection pour l’orphelinat n’a rien à redouter du changement de directeur. Il me suffira, pour assurer la bonne marche de notre grande maisonnée, de laisser évoluer et se développer les collaborations que vous connaissez et qui, toutes, ont contribué si puissamment à amener l’orphelinat au point de prospérité auquel il est parvenu à la fin de cette année 1923.

Entre toutes ces collaborations, qu’il me soit permis de distinguer – et je sais qu’en cela, je réponds aux vœux intimes de tous – le dévouement sans limite de M. David ; sans lui, la maison eût-elle franchi l’étape de la guerre ? Sans son labeur de jour et de nuit, mêlé à un savoir-faire universel, où en serions-nous ? Dieu seul le sait.

J’ai lancé l’idée d’une chapelle dédiée à la bienheureuse Thérèse de l’Enfant-Jésus, parce que j’ai la conviction que ce sanctuaire sera un jour – le plus prochain possible – fréquenté par de nombreux Parisiens qui, de cette façon, connaîtront mieux notre maison, s’y intéresseront… Et alors, des agrandissements et des améliorations, dont tous vous reconnaissez la nécessité presque urgente, seront rendus possibles. N’est-ce pas votre avis ?

Les suggestions que l’on voudra m’envoyer seront bien accueillies ; vous pouvez tous m’écrire, chers Anciens, et tant pour les questions d’intérêt général que pour vos difficultés personnelles ; je serai toujours à votre disposition.

En retour, gardez à votre cher orphelinat, au cher nid d’Auteuil, l’affection la plus entière. Continuez à vous intéresser à sa vie, à son développement. Venez voir les bons amis que vous y connaissez et ceux qui, plus récemment arrivés, ne vous sont pas encore familiers. Tous seront si heureux de vous recevoir, d’échanger des nouvelles du bon vieux temps passé, du présent, de l’avenir aussi qui appartient à Dieu seul, mais que nous avons cependant le devoir de préparer. C’est ce que nous ferons tous ensemble, unis dans une même pensée d’union et de collaboration affectueuse.

À l’œuvre ! D’un seul cœur pour notre chère Maison d’Auteuil !

D. Brottier »


Intention

Ô Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, par l’intercession du bienheureux père Daniel Brottier, bénis les personnes qui ont des postes à responsabilité. Accorde-leur d’être bienveillantes et justes envers les collaborateurs, attentives  à leurs besoins, heureuses de leurs compétences, respectueuses de leurs faiblesses, soucieuses de les faire grandir et de favoriser entre eux un véritable esprit de solidarité. Amen. 

Bienheureux père Daniel Brottier, priez pour nous. Réciter un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père.

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